Depuis 2008, je partage ici mes voyages astraux. Mes sorties hors du corps. Mes explorations dans l’invisible. Mes expériences aux frontières de la conscience.
Ce blog a longtemps été mon sanctuaire. Le lieu où mon essence s’exprimait librement. Le miroir de mon alignement intérieur.
Puis en 2016… le silence.
Pas un arrêt brutal. Plutôt un effacement progressif.
J’ai rencontré le père de mes enfants. L’amour. La construction. La famille. L’ancrage dans la matière.
Et sans m’en rendre compte, je me suis doucement mise en arrière-plan.
Je ne cherche pas à blâmer. Il ne s’agit pas de lui. Il s’agit de moi. De ce moment subtil où l’on donne beaucoup, où l’on soutient, où l’on porte, où l’on s’investit dans un “nous”… et où l’on cesse, petit à petit, d’habiter pleinement son propre centre.
Pendant neuf ans, mes sorties hors du corps se sont espacées. Mon intuition est devenue plus discrète. Ma connexion plus lointaine.
Les voyages astraux demandent une présence à soi fine, un alignement intérieur, une conscience éveillée et habitée. Or, quand on s’oublie, l’énergie change. On devient plus tournée vers l’extérieur. Plus absorbée par les rôles que par l’être. Plus ancrée dans la matière… mais déconnectée de son axe profond.
Je ne les avais pas perdus. Je m’étais perdue.
Il y a huit mois, tout s’est effondré.
Le père de mes enfants m’a quittée.
Ce fut une cassure totale. Un tsunami émotionnel. J’ai dû dire au revoir à l’ancienne version que j’étais, à l’entourage que je côtoyais, à l’homme que j’aimais, à la famille que nous formions.
Quand une relation se termine, ce n’est pas seulement une histoire qui s’arrête. C’est une identité qui se fissure.
La douleur a été immense. Brute. Déstructurante. J’ai eu peur d’être seule avec moi-même. Peur du vide. Peur du silence.
Et pourtant, dans ce silence forcé, quelque chose d’autre s’est ouvert.
Je suis partie à ma rencontre.
Je me suis recentrée. J’ai plongé en moi. J’ai déconstruit ce que je croyais être.
La transformation a été totale.
J’ai perdu 17 kilos en 3 mois, comme si mon corps lui aussi se libérait d’un poids invisible. J’ai perdu des repères, mais j’ai retrouvé mon axe.
Ce fut une renaissance lente, parfois douloureuse, mais profondément initiatique.
Petit à petit, mes voyages astraux sont revenus. D’abord timidement. Puis plus clairement. Mon intuition s’est réveillée. Ma sensibilité aussi. Tout ce qui dormait depuis neuf ans, enseveli sous l’oubli de moi-même, recommence à vibrer.
Ce n’est plus la même énergie qu’en 2016. Ce n’est plus l’élan naïf de la découverte. C’est plus mature. Plus conscient. Plus ancré.
Il y a quelque chose de symbolique dans ce retour. Comme si j’avais repris ma couronne. Pas celle d’une reine parfaite, mais celle d’une femme qui se choisit, qui se reconnaît, qui cesse de se diminuer.
Je ne renie pas ces neuf années. Elles m’ont instruite. Elles m’ont confrontée à mes blessures, à mes dépendances affectives, à mes illusions. Elles m’ont fait grandir autrement.
Je me suis oubliée, oui. Mais j’ai aussi appris.
Aujourd’hui, je reviens différente. Plus solide. Plus vraie. Plus alignée.
Je ne sais pas encore quelle forme prendra ce blog. Peut-être que mes réflexions personnelles auront leur propre espace. Peut-être que cet endroit restera exclusivement consacré à mon journal de voyages astraux. Je suis encore en train d’y réfléchir.
Ce que je sais, en revanche, c’est que je suis de retour.
Je vais commencer par publier mes dernières sorties hors du corps, les plus marquantes, les plus vibrantes.
Parce que cette fois… je ne m’oublierai plus.

Genial et tres interessant. Tu pourrais ecrire un livre en esperant que tu en fasses plein de sortie.
RépondreSupprimerBonjour Jennifer, Merci pour votre partage et par l'ouverture dont vous faites preuve par votre réaction au 'tsunami' que vous evoquez.
RépondreSupprimerJ'ai été tres touché par vos partages en sorties du corps précédentes, et il est vrai que le soufflet est retombé bien vite, j'ai hate de lire la suite de vos récits, qui sont passionnants.
Namaste